suite
Elle n'eut cependant pas le temps de crier davantage, car sa tête et la moitié de son corps furent engloutis par l'OVNI, qui étouffa sa voix.
Oriane, qui passait juste derrière l'avaleur/se, se retourna et s'aperçut alors qu'elle aurait pu faire une carrière chez les pompiers, car elle avait d'excellents réflexes.
Elle attrapa la cheville de Cécile et se mit à tirer dessus pour extraire son amie de la spirale, que l'on pouvait qualifier maintenant, de plus ou moins infernale.
Anouk et Pauline restèrent quelques secondes sous le choc, puis finirent (elles ne savaient comment ) par trouver le courage de porter secours à leurs amies.
Pauline lâcha son vélo, qui tomba brusquement et sonorement sur le goudron, et couru vers Oriane. Elles attrapèrent sa taille et tirèrent de toutes leurs forces.
Mais malgré tous leurs courageux efforts, elles perdaient du terrain, et Cécile s'enfonçait de plus en plus.
Une grande majorité de gens, dans ce cas là, auraient été face à un sérieux dilemme. D'un coté, porter secours à leur amie moyennant une quelconque affaire ayant à voir avec le surnaturel, ce qui n'étaient pas forcément une bonne chose, et de l'autre abandonner Cécile, et avoir sa probable disparition sur la conscience, pendant un certain temps. Sans compter le fait que c'était quand même une copine, et que entre copines, on est sensé se soutenir quoi qu'il arrive, même si une spirale, on ne peut plus louche, s'apprêtait à vous envoyer on ne sait où.
Mais dans le cas de nos quatre collégiennes, elles n'avaient visiblement pas la capacité de méditer sur le choix à faire, en pesant le pour ou le contre, dans une situation pareille.
Ce qui, entre nous, était je suppose une caractéristique commune à beaucoup d'entre nous.
Bref, elles ne prirent pas le temps de réfléchir, et restèrent donc à tenter vainement de sortir l'imprudente de cette situation.
Précisons que le bruit que cette scène avait émie n'alerta pas les habitants, d'autant plus qu'aucune des amies n'eurent la présence d'esprit d'appeler à l'aide, ce qu'elles regrettèrent plus ou moins, par la suite.
La spirale finit pas gagner, ce qui n'était pas très étonnant, mais ne consola pas pour autant nos quatre amies qui se retrouvèrent les unes après les autres aspirées par l'OVNI, sans avoir eu vraiment le temps de se demander ce qui allait leur arriver.
Maintenant on pouvait savoir ce que c'était, l'insouciance des jeunes.
La mystérieuse spirale disparut aussi, sans aucun bruit, comme elle était arrivée. Ce qui fait qu'il ne resta dans la rue, que le vélo, qui fut le témoin de bien des aventures.
Chapitre 2 :
Les quatre amies ne restèrent pas consciente bien longtemps.
Au début, elles furent ballottées par des forces invisibles, qui les secouait dans tous les sens, sans qu'elles comprennent vraiment comment. Autour d'elles, les couleurs se mélangeaient, formant de nouvelles teintes qu'elles n'avait jamais vu avant, alors qu'elles étaient encore sur la Terre. (que visiblement elles avaient quittée.)
Tout était flou, sans cesse en mouvement, ce qui les étourdissait et rendait leur capacités d'adaptation quelques peu limitées...
Pour finir leurs cerveaux respectifs, finirent par en avoir ras-le-bol, et se déconnectèrent.
Ce qui était sans doute la meilleure chose à faire dans ces cas là.
Elles ne reprirent pas conscience lorsque le tourbillon s'arrêta soudain, les laissant tomber au-dessus d'un lac, à des milliard de kilomètres de chez elles.
Et on était au Japon, en plein hiver.
Quelques fractions de secondes et un gros plouf plus tard, elles atterrirent dans les eaux glacées du lac.
Ce qui finit quand même par les réveiller.
Quand Pauline ouvrit les yeux, elle crut être encore dans la tornade, car l'eau rendait sa vue trouble. Mais en faisant marcher sa capacité de déduction, pas si nulle que ça en fait, elle se rendit compte, qu'à la différence du tourbillon, ici, elle ne pouvait pas respirer.
Ce qui la convainquit, bien évidemment, de tenter de remonter à la surface.
La jeune fille battit des pieds mais ses membres étaient lourds et ankylosés. Elle s'efforça alors de se concentrer sur les mouvements de base de natation, pour oublier sa fatigue et le manque pressant d'oxygène. Allez, fait la grenouille, Pauline, fait la grenouille.
Elle repensa alors à ses premières leçons de natation, à l'âge de 4 ans. Puis censura ce passage de sa mémoire. Ceux qui vont mourir revoient toujours leur vie défiler. Et ce n'était pas forcément ce dont Pauline avait envie.
Sa technique marcha. A peu près. Quelques secondes de plus et son cerveau aurait à nouveau fait la grève. (Décidément, on le maltraitait beaucoup aujourd'hui ! )
Elle reparut à la surface, et avala une grande goulée d'air glacé.
Ouf ! Maintenant il s'agissait de rester à la surface, de repérer ses amies de les aider si nécessaire, mais surtout, de regagner le rivage, et saine et sauve si possible.
Ce qui n'était pas gagné.
Non loin de là, se promenait sur un vieux rafiot légèrement rafistolé, trois personnes que nous connaissons bien...
Yuki tenait les rames, tandis que Torhu et Kyo profitaient de leur petite balade. Enfin Kyo un peu moins, car tout le monde sait à quel point il a horreur de l'eau.
C'est alors qu'ils entendirent un bruits de plongeon et se retournèrent assez vite pour voir nos quatre collégiennes sombrer dans les eaux glacées du lac.
- Oh mon dieu, elles vont se noyer !!! s'écria Torhu paniquée.
Kyo qui s'était approché à la proue de la barque rétorqua :
- Pff ... Va savoir ce qu'elles foutent ici par –10° C dehors et sûrement -30 dans l'eau. Mais non, ce n'est pas encore assez froid !!! C'est pas possible ! On a le chic pour rencontrer que des timbrées... ajouta t-il en pensant à Torhu.
vs voulé la suite ??? dite le svp !